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Caméras PoE filaires : quatre kits et comment les dimensionner
Un kit filaire est ce qu’on achète après qu’une caméra sur batterie a déjà déçu. Un câble par caméra porte l’alimentation et la vidéo, rien ne se recharge, et l’enregistreur continue de fonctionner quand la connexion tombe. Le câblage est toute la difficulté et aucun kit ne la supprime.
Par Jean-Benoit Buisson
Les systèmes filaires s’achètent une fois et se vivent des années : les questions sont donc différentes.
Les voies
Plus qu’il n’en faut aujourd’hui. Ajouter une caméra à un enregistreur plein veut dire remplacer l’enregistreur.
La conservation
La réponse honnête dépend des caméras, de la résolution, de la cadence, de la compression et du mouvement — votre enregistreur l’estimera, et cette estimation vaut mieux que toute règle générale. L’ordre de grandeur, avec le disque de 2 To de trois de ces kits : quatre caméras 4K en continu se comptent en jours ; les mêmes sur événement, en semaines.
La résolution contre le stockage
La 4K, 8 MP, compte environ une fois et demie les pixels du 5 MP, et produit d’autant plus de données. C’est le compromis, et pour la plupart des maisons le 5 MP avec plus d’historique est le meilleur.
Ce que seul un système filaire fait
Continuer d’enregistrer quand Internet est tombé. L’enregistreur et les caméras sont sur votre propre câble avec votre propre disque, et un routeur débranché n’y change rien.
Le travail que personne ne chiffre
Le câble. Un tirage par caméra, à travers les murs ou sous les débords.
Quel produit vous faut-il ?
- Vous voulez plusieurs caméras fiables
- Un système sur câble réseau, alimentation comprise.
- Vous construisez ou rénovez
- C'est le moment de passer les câbles, et il ne reviendra pas.
- Vous voulez du continu
- L'enregistreur local et l'alimentation permanente le permettent.
- Vous n'aimez pas les applications
- Ces systèmes fonctionnent en local, ce qui est leur principal attrait.
Le choix selon l’usage
Couverture de plusieurs accès
Là où le nombre de caméras rend le sans fil ingérable.
Enregistrement continu
Ce que seule une alimentation permanente autorise.
Fonctionnement local
Un système qui ne dépend pas des serveurs d'un fabricant.
Bâtiments et dépendances
Là où un seul câble apporte le courant et les images.
Les critères qui comptent vraiment
- Le nombre de ports
- Il fixe le nombre de caméras. Prévoir une marge coûte peu à l'installation et beaucoup après.
- La capacité de stockage
- Elle décide combien de jours restent disponibles. C'est un arbitrage entre durée, définition et nombre de caméras.
- La qualité du câblage
- Le câble et les connecteurs déterminent la fiabilité. C'est la partie qu'on ne referait pas volontiers.
- L'accès à distance
- Possible sans abonnement, mais la configuration réseau demande de la rigueur pour ne pas exposer l'installation.
- Le bruit et la chaleur de l'enregistreur
- Il tourne en permanence. Son emplacement se choisit, il ne s'improvise pas.
Quel critère pour quel usage
Les erreurs à éviter
- Dimensionner au plus juste
- Un port de libre coûte presque rien à l'installation et évite de tout reprendre pour une caméra de plus.
- Poser l'enregistreur en évidence
- Il contient toutes les images. L'emporter suffit à effacer l'installation entière.
- Ouvrir le système sur internet sans précaution
- C'est la façon la plus courante d'exposer des caméras domestiques. La configuration réseau mérite d'être faite sérieusement.
- Économiser sur le câble
- C'est la partie enterrée dans les murs. Elle se répare mal et se remplace encore moins bien.
Le choix selon votre profil
- Le propriétaire qui rénove
- Profite des travaux pour passer les câbles, ce qui ne se représentera pas.
- La grande propriété
- A besoin du nombre de caméras et du continu que seul ce type d'installation donne.
- Le méfiant du nuage
- Apprécie un système qui fonctionne entièrement en local.
Entretien et durée de vie
Un système filaire demande peu, mais son disque tourne en permanence et finit par s'user comme tout disque en écriture continue. Les connecteurs extérieurs, eux, prennent l'humidité et provoquent des pertes intermittentes que l'on met longtemps à diagnostiquer.
- Surveillez l'état du disque : il travaille sans arrêt.
- Protégez les connecteurs extérieurs de l'humidité.
- Dépoussiérez l'enregistreur, qui chauffe en continu.
- Vérifiez périodiquement que chaque caméra enregistre réellement.
Sécurité
Un système local reste un système connecté.
- Changez tous les mots de passe par défaut, enregistreur compris.
- N'exposez pas l'interface sur internet sans configuration réseau maîtrisée.
- Faites intervenir un professionnel pour les percements structurels.
- Cachez et fixez l'enregistreur, qui contient l'intégralité des images.
Les questions que l’on pose vraiment
Combien de voies faut-il acheter ?
Comptez les caméras que vous voudrez un jour, pas celles que vous achetez. Un enregistreur à huit voies coûte à peine plus qu’un quatre voies et évite de remplacer tout le système la première fois qu’on ajoute un portillon.
4K ou 5 MP ?
Prenez de la 4K quand les images pourraient être remises à quelqu’un qui n’était pas là. Sinon, le 5 MP montre l’essentiel et conserve nettement plus d’historique sur le même disque : environ 60 % des pixels d’une 4K, donc moins de données.
Quel intérêt par rapport au sans fil ?
L'alimentation permanente, la fiabilité de la liaison et l'enregistrement continu. Ce sont trois choses que la batterie ne donne pas.
Combien de jours d'images conserve-t-on ?
Cela dépend du disque, de la définition et du nombre de caméras. C'est un arbitrage à faire avant l'achat du disque.
Faut-il un abonnement ?
Non, c'est justement l'attrait de ces systèmes : ils fonctionnent en local et ne dépendent pas d'un service extérieur.
Où placer l'enregistreur ?
Caché, ventilé et hors des pièces où son bruit gêne. Il contient toutes les images, donc son emplacement fait partie de la sécurité.
Peut-on l'installer soi-même ?
Le câblage est à la portée d'un bricoleur soigneux, mais les percements structurels et l'ouverture réseau méritent d'être confiés ou étudiés sérieusement.